Une Invitée Exceptionnelle

Cécile Corbel

Rui Pascoal Rédacteur en chef de « 30 ans et demi » animera le samedi 26 novembre au Chorogi Festival à Crosnes dans le 91 en Essonne à 10H30 la conférence « Cécile Corbel, Une harpiste bretonne au pays de Ghibli » et aura l’honneur d’accueillir la chanteuse et musicienne française de talent Cécile Corbel qui a entre autres signé « La Chanson d’Arrietty » et l’ensemble de la BO aux sonorités celtiques tirée du film d’animation japonais « Arrietty, le petit monde des chapardeurs » scénarisé par Hayao Miyazaki et réalisé par Hiromasa Yonebayashi (« Souvenirs de Marnie » ) pour le fameux et magique studio Ghibli. Présente sur le stand « 30 ans et demi », elle signera des dédicaces le samedi 26 et le dimanche 27 novembre et donnera un concert le samedi soir à 21h dédié aux musiques de Arrietty et ses morceaux plus personnels à l’occasion de la sortie son nouvel et huitième album « Vagabonde ».

Après le concert lancé par Rui Pascoal vous retrouverez ce dernier sur scène avec Cécile Corbel à deux pas pour accueillir ses fans pour la nocturne du salon jusqu’à 23h avec un quizz « 30 ans de Studio Ghibli » (De « Totoro » au « Vent se lève »…) et de nombreux cadeaux à gagner dont des magazines « 30 ans et demi » avec un dossier de 24 pages dédié au Studio Ghibli et une rencontre de quelques minutes dimanche en tête à tête avec Cécile Corbel elle-même. Venez nombreux !!!!

Cécile Corbel

Une harpiste bretonne au pays de Ghibli
Venue à Paris en 1998 étudier l’archéologie à l’Ecole du Louvre, cette fée de la musique qui semble sortir tout droit de la mystérieuse fôret de Brocéliande fait ses premières armes dans la cave de la crêperie Ti Jos à Montparnasse. En 2006, elle publie un premier recueil de chansons, Songbook Vol. 1, habité d’airs bretons, gallois, irlandais et de poésie ancienne. Suivront trois Songbook enregistrés pour le compte du label quimpérois Keltia, puis La Fiancée.

Sans l’oser vraiment, mais écoutant malgré tout son intuition, en 2009 un exemplaire de Songbook vol. 2 au studio d’animation japonais Ghibli, fondé en 1985 par Hayao Miyazaki (Mon Voisin Totoro, Nausicäa de la vallée du vent, Le Voyage de Chihiro, Princesse Mononoké, Le Vent se lève…) et Isao Takahata (Le Tombeau des Lucioles, Pompoko la guerre des baireaux, Mes Voisins les Yamada, Le Conte de la princesse Kaguya…) « par pure admiration, sans adresse ni lettre d’accompagnement » avec l’aide du producteur Toshio Suzuki. Cécile et son compagnon Simon Caby sont fans. La firme prépare alors un nouveau film, Arrietty, le petit monde des chapardeurs, sous la direction d’Hiromasa Yonebayashi (« Souvenirs de Marnie »). Coup de foudre des Japonais pour cette rousse Française (drôle de coïncidence, comme son héroïne Arietty !) qui joue de la harpe angélique comme si l’homme et la nature ne faisaient qu’un. Ils cherchent et trouvent Cécile Corbel, et lui confient la composition du thème original d’Arrietty et de l’ensemble de la somptueuse bande originale aux sonorités celtiques. Ce petit bijou est un succès avec près de 10 millions de spectateurs et 150 millions de dollar de recette. Cécile Corbel noue une histoire d’amour avec le Japon où elle est deux fois disque d’or ! Succès oblige, celle-ci a même l’occasion de faire des concerts et d’interpréter Arietty en japonais au Pays du soleil levant ! L’avenir a donné raison à Cécile Corbel. Elle a bien fait d’écouter sa petite voix intérieure car son talent lui a permis d’ouvrir les portes de Ghibli et d’oeuvrer en collaboration avec le fameux et magique studio porté par son réalisateur de génie : Hayao Miyazaki !

Sa voix particulière ouvre sur un univers celtique, onirique, romantique, médiéval ou encore baroque. Cécile Corbel chante dans de nombreuses langues, dont le français, le breton ou l’anglais et a interprété des chansons en allemand, espagnol, italien, gaélique, turc et japonais.

Après La Fiancée, disque baroque et ciselé au millimètre paru en 2014 chez Polydor, Cécile Corbel livre Vagabonde, un album qu’elle qualifie de « plus léger, plus entraînant, plus joyeux ». Jeune maman, elle aborde, dit-elle, une nouvelle étape de sa vie, toute en énergie. Elle revient à l’étymologie première du folk : populaire. Un registre où « il y a bien sûr des complaintes qui font pleurer, mais aussi des chants de travail ou des chansons à danser et à partager ». Vagabonde est ainsi, mélodique, insouciant, ouvert.

Pour Vagabonde, la harpiste, chanteuse, auteure-compositrice, tire le fil du folk de façon très moderne, en treize titres, avec des invités : de jeunes groupes français tel Poppy Seeds ou The Moorings, inspiré par les pubs irlandais et les Pogues ; des Ecossais, Manran, invités pour une suite de danses irlandaises ; un Sénégalais à la voix d’or, Faada Freddy ; une toute débutante, Pomme, 19 ans, proche du folk américain. Et puis Gabriel Yacoub, fondateur en 1973 du groupe phare du folk français Malicorne. « Je n’osais pas le contacter, parce que quand j’ai découvert Malicorne, j’avais eu un grand choc. Adolescente, Gabriel Yacoub a été mon modèle avec Alan Stivell, deux artistes qui ont su moderniser la musique traditionnelle sans la trahir ».

La question n’est pas de savoir quelles sont les racines de Cécile Corbel, elles sont établies – elle est née à Pont-Croix, une petite commune du cap Sizun, à la pointe du Finistère, elle est l’une des chouchoutes du Festival Interceltique de Lorient. Tombée en amour devant une harpe à l’âge de 15 ans, la jeune femme a pris le train de la réhabilitation de la harpe celtique, initiée dans les années 1950 notamment par Georges Cochevelou, ébéniste et père d’Alan Stivell. Cécile Corbel possède trois harpes, toutes construites par « le luthier quimpérois Marin Lhopiteau, lui-même harpiste. Il est rare, il ne veut pas s’enrichir, il faut attendre trois ans pour en avoir une nouvelle. Celle dont je joue a une grosse caisse de résonance, elle est complète », précise-t-elle d’un regard clair.

La harpe nourrit les imaginaires autant qu’elle peut clouer au rayon « celtitude » ce qui dans le cas présent serait une erreur. La musicienne l’utilise ici avec discrétion, elle la promène, « apprivoise » cet instrument roi de la musique celte avec lequel elle « fait de plus en plus corps ». Elle s’en échappe par la voix, diaphane, transparente, mise au service des chansons qu’elle créé « équitablement » avec Simon Caby, également responsable du son et du mixage.

Cécile Corbel poursuit son voyage et fouille. The Berry, chanté en français, est inspiré par « The Slave Songs of The United States », recueil de chansons et de spirituals du sud des Etats-Unis. Mama Always told me regarde du côté de la musique cajun, Under The Lake créé un trait d’union entre le bayou de Louisiane et les grands lacs irlandais. Working Song est puisé dans la tradition des chants de travail des Iles Hébrides, Winterchild est imprégné d’anciens textes mystiques irlandais, Liam des chants de marin qu’affectionne le Finistère…
Objet de ses joies présentes, son fils, né un 31 décembre, gagne au passage deux chansons, Winter Child et Entre ses bras, une berceuse composé pour lui, « mais qui peut être aussi une chanson d’amour ».

Vagabonde flâne, mais il a été enregistré à la maison, à la campagne. On peut y imaginer le vent et l’océan (Les courants d’air, chanté avec Gabriel Yacoub) ou l’exil de La Fille sans nom (avec Faada Freddy). Et créer un genre musical hybride, délivré.

Remerciements et copyrights

Cécile Corbel, Simon Caby, Universal Music France, Wasabi Records, Disney France, BCG, Studio Ghibli.
Crédits photos/ original artwork pour la promotion de « Vagabonde » : Malgorzata Maj

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